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Rencontres "L'embardée buissonnière" de Maylis de Kerangal

"L'embardée buissonnière" de Maylis de Kerangal

 

kerangalscreenshot002Maylis de Kerangal a charmé la cinquantaine de personnes réunies ce jeudi 11 juillet dans la salle de la Mairie de Vielle-Saint-Girons. Malgré la chaleur écrasante, elle a expliqué longuement ce qui fait la particularité de son style.


Pour elle, il n'y a pas eu de vocation véritable, écrire est arrivé sur le tard, presque par hasard : c'est à l'occasion d'un long séjour dans le Colorado qu'elle a ressenti ce besoin de combler par l'écriture (Je marche sous un ciel de traîne) une impression de vie soudainement entre parenthèse et une sensation d'isolement.

Ça commence comme ça et puis le sentiment « d'ouvrir une porte », quelque chose de très intime et de très intense qui permet de prendre conscience de soi.


L'étape suivante, c'est le « devenir écrivain » : se recoller tout de suite à une autre expérience d'écriture, s'émanciper soudain et partir à la conquête du langage, des mots, se les approprier.

En l'espace de trois textes, son style évolue jusqu'à ce que les phrases soient « lancées comme un lasso sur le réel » (Ni fleurs ni couronnes).

 

 

 


kerangalscreenshot003Maylis de Kerangal sait qu'elle abuse de l'incise, des changements de rythmes, accélérations, décélérations, mais relire son travail à haute voix lui permet de tempérer cette euphorie de l'écriture.

Elle dit l'importance pour elle du jeu de la ponctuation silencieuse - paragraphe, alinéa, retrait, blanc, dialogues filés dans le texte -, l'importance du caractère typographique des mots sur la page, tant l'écriture est une expérience physique des sens et du corps, logés dans un temps donné et une géographie particulière.

 

« Décrire », dit-elle en citant Deleuze, montrer sans expliquer, oublier le psychologique pour placer les corps de ses personnages dans un paysage organique (Tangente vers l'Est, Corniche Kennedy) d'où va naître le sensoriel, la psyché, l'intériorité.


Maylis de Kerangal aime les rencontres, les ruptures et les fuites, thèmes qui jalonnent son œuvre. Elle aime surtout jouer à capturer des mots nouveaux (Naissance d'un pont) et pour finir, elle nous donne à entendre les siens en lisant à la salle conquise des extraits choisis.

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