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J’écris le livre que je voudrais lire : Frédéric Beigbeder était à Moliets

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C’est à Moliets plage qu’avait lieu ce Rendez-vous estival en compagnie de Frédéric Beigbeder, venu en voisin puisque désormais il réside sur la côte basque à Guéthary, son rêve d’enfance.

 

 

 

 

 

 

 


beigbeder2owsAprès avoir remercié avec humour, le public (160 personnes) d’avoir choisi une rencontre littéraire plutôt que la baignade ou le surf, Frédéric Beigbeder a répondu au jeu des questions réponses de Jean-Antoine Loiseau.

 


Frédéric Beigbeder écrit à partir de notes prises sur de petits carnets, « le roman qu’il voudrait lire ». Au bout de quelques mois voire quelques années, un sujet se dégage et comme par magie ses notes vont prendre vie. Il fait un plan, « fout en l’air » ce qui était prévu et prend d’autres directions. La solitude de l’auteur, la page blanche et la surprise de l’écriture le fascinent. « J’écris pour savoir ce que je vais écrire » nous dit-il avec beaucoup d’humilité. L’écriture lui permet également de débattre contre et avec lui-même.

 

 

 

Ecoutez un extrait de la rencontre :


Enregistrement réalisé par Anthony Bacchetta avec le soutien de la

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Ses romans sont parfois des satires du monde contemporain comme dans 99 francs où il épingle son ancien métier et les travers de la publicité.

Il traite également de faits divers qui ont éveillé sa curiosité, c’est le cas dans Oona et Salinger où il imagine l’histoire d’amour poignante entre J.D. Sallinger, l’auteur culte de L’Attrape-Cœur et Oona O’Neill, future Madame Chaplin. Le plus souvent, ses ouvrages sont autobiographiques. Un roman français, Prix Renaudot 2009 est un livre où ressurgissent des souvenirs familiaux et générationnels qu’il croyait enfouis suite à une interpellation des plus inconfortables.  

 

 

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Dans son dernier titre Une vie sans fin paru en début d’année aux éditions Grasset, il traite d’un sujet qui questionne chacun d’entre nous : l’idée d’une vie éternelle.

Si cette idée fait partie des plus vieux rêve de l’humanité à l’origine des religions, elle est aujourd’hui dans l’air du temps. Les progrès scientifiques et médicaux, les découvertes génétiques permettent de rêver à « une vie sans fin ».


Pour les besoins de son roman, Frédéric Beigbeder toujours en quête d’éternelle jeunesse a parcouru le monde et rencontré les meilleurs spécialistes en biotechnologies tels que Yossi Buganim ou André Choulika.

L’écrivain s’est documenté très sérieusement pendant trois années et  s’est interrogé sur le transhumanisme, sur l’intelligence artificielle, la bioéthique,…. Puis nous dit en riant avoir écrit comme Marie Shelley à son époque son Frankenstein.

Dans ce roman à la première personne il a souhaité être sincère et ne pas se cacher derrière un personnage fictif. Face au public, il se confie longuement sur son obsession de l’éphémère et la peur de mourir qui oblige à profiter de la vie. L’écriture lui permet aussi de vaincre cette peur de la mort et pourquoi pas d’éterniser quelques pages.

 

 

 

 


 A 52 ans, à nouveau père de deux jeunes enfants, le dandy s’est assagi mais n’a rien perdu de sa verve et conclu cette rencontre par cette boutade "Je suis un vieux con, c'est ça mon utopie !" 

Quant à son roman Une vie sans fin, il vous surprendra et vous fera sans aucun doute rire, un atout précieux face à notre finitude pour le moment irréversible. A découvrir dans votre bibliothèque ou chez votre libraire.

 

 

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