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Rencontres Bernard Guetta, toujours là où ça se passe

Bernard Guetta, toujours là où ça se passe

 

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Bernard Guetta, Prix Albert Londres, Grand Prix de la Presse internationale, chroniqueur de politique internationale et journaliste star de France Inter

avec ses 2 millions d’auditeurs, est venu à Benquet, petite commune de 1 700 habitants du sud des Landes, présenter son dernier essai Dans l’ivresse de l’Histoire.

 

 

 

 

 

 

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L’auteur y retrouve la fougue et le talent que les lecteurs de ses articles de presse ont bien connus et nous entraîne dans le tournis d’évènements majeurs de l’histoire contemporaine.

 

Ce livre, il confie l’avoir écrit dans l’urgence, en cinq semaines, après avoir échappé de justesse à un AVC pendant ses vacances.

 

Témoigner de son expérience de journaliste aux quatre coins du monde, raconter l’Histoire et les évènements tels qu’il les a vécus, faire un devoir de « mémoires sans frontières » est à travers ces 300 pages son objectif. Ce livre nous dit-il est le « livre d’une génération », de sa génération qui aujourd’hui est amenée à s’effacer des responsabilités, à laisser la place et le pouvoir aux plus jeunes.

 

Ecoutez un extrait de la rencontre :


Enregistrement réalisé par Anthony Bacchetta  avec le soutien de la

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 Avec humour, Bernard Guetta compare le phénomène Macron d’aujourd’hui aux mouvements « invraisemblables » des étudiants de Mai 68 ou « personne ne pensait à prendre le pouvoir ou l’Elysée ».

Enfant du baby-boom, Mai 68 l’a construit et de ces évènements il en a conservé l’art du compromis et de la diplomatie mais aussi la conscience de la multiplicité de l’être humain.

Avec jovialité, les yeux pétillants, il nous dit avoir été « le Lénine du quartier latin » et nous raconte ses anecdotes : comment après avoir sauté dans « un panier à salades » il a décidé de mettre son lycée, le H4, en grève ; comment il a manié le porte-voix sur le boulevard Saint-Michel ou négocié avec le proviseur de Saint-Cyr et évité les bagarres générales car finalement il était déjà un social-démocrate et prônait sans le savoir les révolutions sans violence à venir.

 

   

guetta4   visionneuse de photos windows Il évoque aussi le métier de journaliste, la difficulté de témoigner, du constat qui peut heurter l’opinion, de la possibilité de « ne pas être cru ». Avec beaucoup de sincérité il ajoute : « Vous êtes le témoin de choses qui vont à l’encontre du sens commun ». Par exemple, en 1977, dans un de ses articles, il annonce la fin du communisme mais ne peut pas être entendu, à l’époque, par le journal Le Monde. Il en partira en claquant la porte.

Dans les années 90, correspondant à Washington, il se rend à San-Francisco et constate la terrible pandémie dont sont victimes des milliers de personnes. Le sida est là. En France, son article ne trouve pas d'écho. Parfois, il est « dangereux d’avoir raison trop tôt ». Cela lui vaudra d’être licencié de cinq journaux.

Il parle ensuite des rencontres avec les grands de ce monde, Reagan ou Mitterrand par exemple, et rend hommage à certains d’entre eux dont Mikhaïl Gorbatchev, «un homme bon », nous dit-il.

Quand il évoque l’Europe, c’est pour affirmer son « Intime conviction » d’être européen et défendre l’idée et l’ambition d’une Europe politique car pour lui, « les peuples européens auraient tout à perdre à confondre une ambition historique et à se détourner de leur unité parce qu’elle est semée d’embûches ».

Il répond ensuite pendant plus de 45 minutes aux nombreuses questions du public sur la Corée, la Catalogne ou la politique française. La soirée se clôture par le verre de l’amitié offert par la commune et la bibliothèque de Benquet.




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