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Rencontres Michel Bussi à Sainte Colombe

Michel Bussi à Sainte Colombe

Bussi1Michel Bussi avait donné  « Rendez-vous »  ce mercredi 11 mars 2015 à Sainte Colombe. Auteur à succès de romans policiers, il a expliqué sa démarche d'écrivain.

Sophie Tourret, responsable de la bibliothèque a introduit cette rencontre en rappelant l'importance de la littérature, gage de liberté de penser et d'ouverture sur le monde qu'il faut promouvoir auprès des enfants. C'est avec une ambiance très cosy et chaleureuse que le public très nombreux (130 personnes) a pu écouter et interroger Michel Bussi.

 

Ecoutez un extrait de son nouveau roman « N'oubliez jamais » lu par Sophie Tourret

Son parcours d'écrivain peut surprendre. Professeur de géographie à l'université de Rouen, il est amené à écrire des articles scientifiques très pointus ou l'exactitude prévaut.

Pour ses romans policiers, il « se lache complètement », s 'autorise des libertés par rapport à la réalité historique ou géographique. Bien évidemment, il se documente en amont et apporte des informations véridiques mais ne retient que les éléments qui servent l'histoire, les anecdotes recueillies, les légendes.

Par exemple, pour « Nymphéas noirs » qui se déroule à Giverny, village célèbre dans le monde entier ou a vécu Monet, il s'est rendu sur place, pris quelques photos mais n'a pas cherché à faire un livre sur l'impressionnisme. Il a pioché des sensations, une atmosphère pour laisser au lecteur une part de rêve et de liberté.

Son seul objectif est de surprendre le lecteur sans le perdre, l'amuser, le manipuler, le tenir en haleine.

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Il revendique un coté artisanal. Il invente son histoire pendant plusieurs mois, prend des notes. Il n'écrit pas un chapitre puis un autre. Son travail d'écriture se fait par couches successives tel un sculpteur qui peaufine son oeuvre et au final tout  s'assemble comme un puzzle. La dimention littéraire se fait à la fin avec des descriptions courtes, une écriture spontanée.

Michel Bussi a un style qui se démarque des autres auteurs de romans policiers. Il n'a pas de personnage réccurent, préférant à chaque fois se lancer un nouveau défi et écrire une histoire complètement différente.

Le lecteur doit avoir de l'empathie pour les personnages, avoir peur pour eux. Ce sont des êtres ordinaires à qui il arrive des choses extraordinaires. Ils se révèlent face à des situations qui les dépassent. Les enfants tiennent une place très importante  dans ses romans, « Un avion sans elle », « Nymphéas noirs », pas si fréquent dans la littérature policière.

Michel Bussi n'aime pas les romans avec des tueurs en série qui l'ennuient profondemment, une solution de facilité pour lui qui demande peu d'imagination. Il préfère les trames plus tordues qui laisse le lecteur libre de ses interrogations, des intrigues qui mèlent le passé et le présent.

Il apprécie des auteurs comme  Pierre Lemaître, Japrisot, Brussolo, Fred Vargas...

A la question comment vous est venu le goût d'écrire, il a répondu que le premier roman, écrit à 40 ans, il l'a fait pour lui-même, persuadé qu'il ne serait pas publié. Mais il n'a pas renoncé et a beaucoup travaillé.

De façon très personnelle, il a évoqué les sacrifices, les contraintes familiales et éloignement des proches car écrire est une activité très longue (1 an et demi pour écrire un roman) et solitaire.

Au cours de cette soirée à Sainte Colombe, il s'est montré très ouvert et désireux de partager avec le public, conquis par cet auteur attachant, un brin malicieux et fort sympathique. La soirée s'est terminée par la séance de dédicaces et échanges directs avec les lecteurs dont certains, fidèles à ses romans, n'avaient pas hésité à faire une longue route pour le rencontrer.

Nul doute qu'ils attendront avec impatience la parution de son prochain roman « Maman a tort », édité aux Presses de la cité prévue en mai.

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